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Lè Mayintson de la Noblya Contra

Bonjour à toutes à tous

Vous avez de le l’intérêt pour «Lè Mayintson ». Le folklore c’est top. On danse, on chante, on bouge, on apprend à coordonner son corps et à se donner en spectacle,  on mélange les générations et on a une jolie petite fierté pour notre culture traditionnelle et pour notre pays. Vous voulez partager cette passion, vous cherchez à vous intégrer chez nous, alors venez essayer. Tout s’apprend dans la vie, sauf le sourire qui est le vôtre. Nous répétons tantôt le lundi soir, tantôt le vendredi. Amitiés et à bientôt.

Patrice Clivaz

Président

Groupe folklorique de la région de Crans-Montana en Suisse, « Lè  Mayintson » trouvent leur nom dans les « mayens », ces habitations typiques du paysage alpin valaisan. Depuis plus d’un demi-siècle, le groupe présidé  par Patrice Clivaz, emmené  par la monitrice Anne-Françoise Vocat sur les musiques d’Yves et de David Clivaz, présente un folklore dynamique et chatoyant qui fait revivre de manière stylisée les joyeusetés de  nos alpage et de nos vignes, avec des chorégraphies uniques répondant aux doux noms francoprovençaux des « chiopes », (boîteux), ou du « lassei »(lait). De Mandelieu ou  Anvers, en passant par Turin et le Val d’Anniviers, lè  Mayintson sont des ambassadeurs polyglottes et authentiques du Haut-Plateau.

« Lè Mayintson dè la Noblya Contra », c’est-à-dire « les gens des mayens des hauts de Crans-Montana » plongent leurs racines dans le coteau qui s’étire délicieusement de la plaine du Rhône au rude glacier de la Plaine-Morte. Aux marches de la francophonie, Lè Mayintson ont leurs racines dans le petit village de Randogne sis à 1250 m. d’altitude, à 3 km de la vaste zone touristique du Haut-Plateau. Par leurs danses stylisées, ils célèbrent le patrimoine montagnard légué par une population façonnée par les montagnes qui sont quotidiennement sous les yeux des Mayintson, le Monte Leone italien, l’incomparable Cervin et le majestueux Mont-Blanc, féerie de 4000 baignés par ce Rhône qui prend sa vigueur au cœur des Alpes.

Hardi Lè Mayintson

Lè Mayintson est le dernier groupe d’expression française dans cette région de frontière linguistique. Dans le folklore élaboré qui est le leur, on sent la double influence franco-provençale et germanique  : costume vert pour les hommes, tenues multicolores pour les dames. Les productions au son de l’accordéon, du tambour, de la clarinette et de la basse, commentées en plusieurs langues, reprennent les traditions alpines de la transhumance qui conduisait du village à la vigne et du village à l’alpage, avec son cortège de travaux et de fêtes. La plupart des thèmes sont exprimés en franco-provençal, selon la plume vigoureuse et visionnaire du révérend Père capucin Tharcise Crettol, un des fondateurs essentiels du groupe. On voit ainsi au fourtin (printemps) lè Mayintson partir à la « ribabauge », baillant de virils coups de pieds dans la litière parfumée et enrobée, s’alimenter en nectar en zyeutant vers « le pertuis dou zin » (Val d’Annviers) avec lo vin dou hiyachier (Vin du glacier),  s’en aller gouverner les hérensardes avec des bidonettes de « lassei » (lait), vaquer aux activités des bois et des champs avec les « Fousilye è tsouson » (faucilles et serpettes,  s’en aller courtiser les femmes du Haut-Valais avec « Hyou dou  Letche » (celles du Lötschental),sortir des caves du comoun de Loc avec un pied hésitant pour interpréter   « lè chiope » le (boîteux) et fêter au poyou avec des youtsées d’Hardi lè Mayinston, et tout ceci naturellement au « Au bey mitin dou vyou Vali » (au beau milieu du vieux Valais).

Le patrimoine est donc génétiquement bien contrôlé et la créativité permanente, puisque les quatre monitrices qui se sont succédé depuis la fondation du groupe en 1958, Irène Sierro-Pellanda, Jacqueline Iwanoski-Clivaz, Stéphanie Bonvin-Jilg et Anne-Franois Vocat n’ont pas cessé de créer des chorégraphies AOC. Une belle fidélité caractérise les responsables du groupe, puisque Patrice Clivaz le préside depuis 1988.

Du centième de Crans-Montana à tous les pays d’Europe

Cette situation unique au cœur des Alpes suisse a conduit les topographes à gratifier la région des Mayintson d’un nom prestigieux: Noble Contrée. Si les références vont en partie vers les châteaux de Ravire, Muzott et de Venthône qui trônent avec majesté au fond de la Contrée, ce sont ensuite les villages de Mollens, Randogne et de Bluche dans lesquels s’enracine la tradition forte des Mayintson, avec un regard toujours plus appuyé vers Montana, Chermignon et Lens. Depuis 2017, lè Mayintson appartiennent d’ailleurs à la nouvelle commune de Crans-Montana qui est maintenant directement voisine du Haut-Valais. Le royaume des Mayintson, ce sont les petites maisons si typiques qui abritaient les Valaisans au printemps et en automne, quand il s’agissait de suivre le bétail sur son chemin vers l’alpage.

Historiquement d’abord par des saynètes en patois, puis par des chants sous la direction d’Albert Rouvinez, ancien procureur de l’Ordre de la channe,  et depuis plus de 50 ans par des danses, lè Mayintson font revivre la vie viticole, agricole et pastorale de la région en guignant largement du côté des plateaux de Crans et de Vermala et des alpages de Pépinet et Colombyre à plus de 2000 mètres.

Le vert de la redingote des hommes, portée par les notables les jours de fête, et le festival multicolore des tabliers des dames, font des Mayintson une mosaïque qui a déjà parcouru l’Europe et les stations touristiques, pour apporter ce message chorégraphié, présenté de manière polyglotte avec de jolies envolées incluant tant le patois que le suisse-allemand.

Bénéficiant d’un orchestre à performance dite instinctive, puisque jouant quasiment uniquement sur la base d’une tradition auditive, le groupe se produit en constellations variables en profitant de la très longue expérience du maître vigneron Yves Clivaz et du métier de David Clivaz, accordéoniste du célèbre groupe celtique « Anach Cuan », tous deux parfaitement accompagnés selon les circonstances et les disponibilités en 2016 par Laurence Dubs, Frédéric Zufferey, Armand Crettol, Gaby Emery, Justin Métrailler, Samuel Grand et Guillaume Savioz. Si l’espace le permet, comme sur la place St-Marc à Venise en 2015, Natal Borgeat lance le drapeau valaisan ou suisse. Quelques-uns soufflent dans le cor des alpes et à la fin du spectacle, le public est invité à entrer dans la danse.

Avec un programme annuel d’une moyenne de 20 sorties, la trentaine de membres du groupe, bien répartis entre 16 et 62 ans, a accompagné le Haut-Plateau et la Noble Contrée dans toutes les manifestations d’importance, du fameux Centième de la station au jumelage avec la ville partenaire de Mandelieu en France, sans oublier les Ambassadors de la musique à Crans ou différentes fêtes de folklore européenne en Allemagne, Italie, Hongrie ou Danemark.  L’année 2015 a été une sorte de petit paroxysme puisque lé Mayintson ont tout d’abord représenté le Valais à l’exposition  universelle de Milan avant de participer au festival international des CIME à Evolène.

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